Cher Cherche

Publié le par léa

    En rentrant, j'ai trouvé Égaré sur mon chemin. Il était dans le coin, nous nous sommes serrés la main, avec humilité et courtoisie. Après un bout de route ensemble, Égaré me présenta à Perdu. Il était bien plus costaud, sûr de lui, la verve aisée et le regard hautain. Perdu ne me lâcha plus d'une semelle. Nous avons retrouvé ainsi Balai, qui retrouva Poussière, qui, elle, alla retrouver Poubelle. Maison, grâce à cela, retrouva Beauté. Mais Perdu me suivait toujours alors Chambre retrouva Ordre après un pacte de paix j'espère durable, et Tête retrouva Barrette pour l'air et Bonnet de Bain pour l'eau.

    Perdu aurait dû prendre congé, il avait assez œuvré pourrait-on penser. Que nenni, il s'était agrippé à moi comme Chien retrouvant Balle. Le temps fut long. Sa présence pesante. Il ne cessait de déblatérer des insanités, des messages accablants; tout en lui dégageait un pessimisme noir et blanc. Bureau, Cuisine, Salle de Bain, Balcon, Escalier, Salon, Couloir tous ont eu l'opportunité, la malchance, l'étrange satisfaction d'échanger quelques bribes avec ce sinistre Perdu. D'aucun ne réussi à le faire fuir.

      Affalée sur Canapé, dans lequel Couteau fut, in extremis, retrouvé, et qui alla lui-même par un franc lancer retrouver Evier (qui soit-dit en passant aurait dû avoir le cran de demander à Perdu de lui rendre Brillance et Propreté), donc affalée sur Canapé, je désesperai de retrouver Liberté.

baskets-ESPOIR.jpg 

    Prenant mon ami Courage par la main, je luttai une dernière fois contre Perdu. Placard un. Perdu rigola à gorge déployée. Placard deux. Perdu me fit une farce. Placard trois, troisième fois. Baskets, Souliers, Savates en veux-tu en voilà, quelle pagaille. Cette fois-ci les filles, fini de s'amuser, Oust: au travail! Bras partit d'une grande envolée et d'un geste énergique envoya ce beau monde valser hors de ses pénates. Une par une je réconciliai Gauche avec Droite, Perdu toujours ricanant dans mon dos. Oh tiens, Soulier Orange, nous-connaissons-nous? Et toi Savate Rouge, que deviens-tu vieille branche? Placard, content, se re-remplit l'estomac, Pile augmentant doucement mais sûrement. Et Soudain. Et soudain.

    Soudain l'incroyable, l'impensable, l'inespéré, l'inconcevable se produisit. Une basket hors norme. J'aspire Air et prends Souffle, soupèse, espère; le poids de Perdu, pesant sur mes épaules depuis trop longtemps, se retrouva intégralement au fond de Basket Blanche... Espoir remplaça alors Perdu, Œil regarda dans le fond de Basket, et c'est alors que  Lumière jaillit dans mes veines. Sous la force de Rayons Gamma, Espoir se désintégra et Joie éclata.


Ah,Téléphone !
Tu étais donc là...

 

Publié dans Reunion East Cost 2012

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V
<br /> j'aime bien la maxime ...<br />
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D
<br /> bah comme ca grace a ton telephone ta maison est rangée<br />
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